Danemark – Concevoir des cours internationaux au Zealand Business College
Les micro-certifications ont une structure plus formelle que les cours ordinaires. Dans un contexte international, elles doivent favoriser la mobilité, la clarté et l’équité, tout en restant pertinentes par rapport aux réalités locales. Bien les concevoir signifie créer un apprentissage capable de naviguer entre les systèmes sans perdre son sens.
Au ZBC, la numérisation a joué un rôle central. L’outil Moodle Workplace nous a permis de suivre la manière dont les petites unités d’apprentissage se connectent aux plus grandes et comment chaque version d’un cours évolue dans le temps. Cela a permis de documenter et de mettre à jour le contenu tout en laissant aux apprenants la liberté de construire leur propre parcours. Cette même flexibilité aide les étudiants internationaux à intégrer leur apprentissage dans différents systèmes de qualification et normes nationales.
Travailler à l’échelle internationale nous a également fait prendre conscience de la complexité de la transparence. Décrire ce qui se passe dans l’enseignement quotidien n’est pas facile, et pourtant, la reconnaissance internationale en dépend. Nous devions montrer exactement ce qui est enseigné, pourquoi c’est important et comment chaque partie se connecte aux cadres externes. Le partage d’espaces de cours numériques et de fichiers pédagogiques avec des partenaires à l’étranger nous a aidés à instaurer une relation de confiance et à comparer les approches de manière plus précise.
Le développement de modules destinés à la reconnaissance internationale demande du temps et des financements. Tous les cours ne justifient pas cet effort, mais certains sont essentiels car ils ouvrent des portes vers d’autres apprentissages. Le cours sur la sécurité en soudage en est un exemple. Il est obligatoire pour tous les apprenants entrant dans nos ateliers, et face à l’intérêt croissant de l’étranger, il est devenu évident qu’une version internationale était nécessaire. Son adaptation a permis de promouvoir des environnements de travail plus sûrs et de rehausser le profil professionnel du programme.
La reconnaissance des acquis antérieurs (VAE) joue également un rôle clé. Les apprenants peuvent combiner leur expérience passée avec de nouvelles études et même démontrer leurs compétences devant des examinateurs accrédités venant d’autres contextes. Cela rend les qualifications plus flexibles et leur permet de prendre de la valeur avec le temps.
L’évaluation ajoute une autre dimension. Les normes et les routines de sécurité diffèrent d’un pays à l’autre, et ces différences doivent être comprises pour garantir une évaluation équitable. L’objectif n’est pas seulement de mesurer la performance, mais de la rendre reconnaissable au-delà des frontières afin que les résultats des apprenants aient une signification ailleurs.
Lorsque la documentation, l’évaluation et la transparence sont en place, la reconnaissance devient plus facile. Les institutions et les autorités peuvent comparer les normes, délivrer des certificats conjoints ou établir des accords d’articulation expliquant le transfert de crédits. Chacun de ces efforts rend l’apprentissage plus portable et plus précieux.
Les micro-certifications internationales exigent une conception et une coordination minutieuses, mais elles apportent aussi de nouvelles possibilités. Elles aident les apprenants à s’approprier leurs compétences et à les transporter vers de nouveaux systèmes, lieux de travail et pays. À l’avenir, cette approche constituera la base d’une stratégie à long terme visant à rendre nos cours à la fois significatifs localement et reconnus mondialement.
Activités clés pour les stratégies de reconnaissance des cours internationaux
Le travail sur les micro-certifications commence en terrain connu : planification, développement de contenu et promotion. Pourtant, à mesure que de nouveaux publics et des éléments interdisciplinaires sont introduits, le travail gagne rapidement en complexité. Les enseignants et coordinateurs peuvent être amenés à répondre à de nouvelles exigences : gérer des groupes d’apprenants mixtes, promouvoir de nouveaux formats au bon moment et aligner les calendriers de plusieurs programmes.
Le passage aux micro-certifications apporte un nouveau niveau de formalité. Cela augmente la charge de travail mais rend aussi les activités plus visibles et plus faciles à reconnaître. Rédiger des acquis d’apprentissage clairs, définir les évaluations et correspondre aux normes externes prend du temps. Pour les enseignants en formation professionnelle qui sont experts dans leur métier, cette partie peut paraître abstraite.
Au ZBC, nous mettons souvent en relation les instructeurs avec du personnel académique qui aide à transformer les connaissances pratiques en descriptions de cours formelles. Passer du temps dans les départements s’est avéré essentiel pour aligner les attentes avec les organismes de certification et les partenaires externes.
Décider quels cours formaliser nécessite une stratégie. Chaque étape demande du temps et des ressources, c’est pourquoi nous utilisons un processus structuré pour décider où l’effort est utile et précieux. Cela implique d’identifier les modules à potentiel international, d’analyser les besoins des apprenants et de préparer une courte analyse coûts-avantages avant de poursuivre. Cette réflexion aide à rester concentré sur les cours qui peuvent ouvrir des passerelles entre les systèmes.
La traduction est un autre aspect clé. Pour être significatifs à l’international, les supports de cours doivent être clairs pour des lecteurs extérieurs au cadre local. Lors de la traduction du cours sur la sécurité en soudage, chaque diapositive a été examinée attentivement et la terminologie a été ajustée pour correspondre aux normes de sécurité internationales.
La transparence soutient la crédibilité. Le fait de structurer et de partager les supports de cours permet aux autres de comprendre ce qui est enseigné. Une fois partagés, la comparaison devient possible. En rencontrant les autorités, les écoles partenaires et les apprenants ayant bénéficié d’une reconnaissance préalable de leurs compétences, nous avons pu voir où nos modules s’alignaient et où des ajustements étaient nécessaires.
L’intégration suit lorsque les retours se transforment en actions. Les modules s’enrichissent d’exemples mondiaux ou sont ajustés pour répondre à plusieurs exigences nationales. Avec le temps, ce travail mène à des résultats visibles : la certification peut alors inclure des documents co-marqués, des certificats partagés ou des accords de reconnaissance avec d’autres institutions.
Pour nous, ce travail représente une responsabilité sociétale plus large. En tant qu’école professionnelle, nous voyons l’intérêt de contribuer à l’innovation mondiale et de combler les lacunes en compétences qui affectent les industries au-delà des frontières.
Deux moyens utiles pour rendre le travail de reconnaissance plus gérable
Le travail de reconnaissance semble souvent exigeant jusqu’à ce qu’un rythme régulier soit trouvé. Deux stratégies se sont révélées particulièrement utiles pour rendre ce travail plus durable :
- La mutualisation des ressources : Collaborer sur des micro-certifications partagées permet de répartir la charge de travail. Les écoles peuvent partager la formalisation, la traduction et la conception de l’évaluation. Le matériel qui en résulte est plus solide car il représente une norme collective.
- Le « patchwork budgeting » (budgétisation fragmentée) : Cela signifie financer par le biais de multiples sources. Au lieu d’attendre une subvention dédiée, les écoles intègrent les tâches de reconnaissance dans des projets existants tels qu’Erasmus+, Interreg ou des initiatives d’innovation sectorielles. Chaque activité soutient l’objectif global par étapes gérables.
Ce qui commence comme un exercice technique évolue en un processus d’apprentissage collectif. Grâce à la coopération, les écoles professionnelles renforcent leurs propres systèmes et la compréhension mondiale de la libre circulation des compétences.